- Un peu d'histoire

 

Parce qu'il est toujours intéressant  de connaître 

l'histoire du pays que l'on visite...

 

 

 

 

 

 

 

Les origines amérindiennes de Karukera

 

 

Les traces des premiers habitants de la Guadeloupe, remontent à  3500 ans avant JC. Ils étaient originaires du Vénézuéla.

 

Vers 700 ans avant JC, de nouveaux habitants arrivent, les Huécoïdes, venus des Andes Précolombiennes. Ce sont eux qui  importent le manioc dans l'île, puis ils quittent l'île et repartent vers Porto-Rico.

 

Entre 300 et 700 ans après JC, la Guadeloupe est peuplée par les Arawaks.

 

 

 Les arawaks sont un peuple paisible, sédentaire, très évolué, pacifiste et très hospitalier. Ils sont empreints d'une grande sagesse, vivent en pafaite harmonie avec la nature. ils  font de l'agriculture, se nourissent en chassant et pêchant, travaillentt l'argile dont ils font  des poteries et gravent les rochers (on peut encore aujoud'hui visiter le parc des Roches Gravées à Trois-Rivières, témoignage de leur talent ).

 

 

 

A la fin du XIIIème siècle, arrivent les indiens Caraïbes  de la région amazonienne. Les indiens Caraîbres sont d'excellets navigateurs, ils ont de longues pirogues qu'ils utilisent pour la^pêche. Ils sont aussi très bons chasseurs. Ils vivent dans des villages de cases appelés "Carbets".

 

 

            

 

 

Les indiens Caraïbes sont un peuple guerrier  très hiérarchisé. Ils n'ont aucun mal à chasser et à décimer les Arawaks, si paisibles et pacifistes. Les indiens Caraïbes baptisent l'île du nom de  de "Karukera", qui signifie... l'île aux belles eaux...

 

 

 

 

 

 

1493 - Karukera devient Guadeloupe

 

 

C'est Christophe Colomb qui découvre la Guadeloupe le 4 novembre 1493. Il baptise l'île du nom de Guadeloupe lors de sont débaquement à Sainte-Marie de Capesterre, en hommage à "Santa Maria de Guadeloupe de Estramadura" en Espagne.

 

                                                     

                             Christophe Colomb

 

Lorsque les premiers colons espagnols arrivent ils sont combattus par les indiens Caraïbes. Les espagnols quittent l'île en 1604. Puis ce sont les français qui arrivent...
 

 

 

 

 

 

 

 

1635 - Les français débarquent

 

 

En contrat avec la Compagnie des Isles d'Amérique, Charles Liénard de l'Olive et Jean Duplessis d'Ossonville arrivent en 1635 en Guadeloupe. Le second meurt rapidement mais le premier s'attaque sans ménagement aux indiens Caraïbes qui sont, soit exterminés, soit chassés de l'île.

 

En 1660 un traité de paix est signé entre français, Anglais et indiens Caraïbes, traité qui attribue aux indiens, la Dominique et Saint-Vincent. Mais les français on déjà fait couler beaucoup de sang.

 

De 1653 à 1656 Charles Houêl est nommé gouverneur de la Compagnie des Isles l'Amérique, compagnie qui ne tardera pas à faire faillite. La Guadeloupe est vendue à Houël, qui rachètera également les iles environnantes.

 

 

 

 

 

La canne à sucre et l'âge de l'esclavage

 

En 1654 Houël fait venir des colons hollandais chassés du Brésil par les Portugais. Les hollandais connaissent les techniques de raffinage du sucre. Mais il faut de la main d'oeuvre. Houël commence alors à fournir des esclaves africains aux planteurs blancs. Les esclaves sont capturés, livrés comme prisonniers, vendus et transportés par bateau jusqu'aux Antilles. Beaucoup meurent durant ces épouvantables traversées.

 

Bateau négrier

 

 

 

 

 

En 1656 il y a déjà 3000 esclaves sur une population de 15 000 habitants.

Aucun esclave noir n'est amené dans les dépendances de la Guadeloupe (Désirade, Archipel des Saintes, Saint Barthélémy) en raison de l'aridité du sol et du manque de surfaces agricoles qui rendent la culture de la canne à sucre impossible. Aucune main-d'oeuvre n'est necessaire. 

La population blanche installée sur ces îles ne connut donc jamais le métissage comme les Marie Galantais. Les Saintois et les Saint Barthélémy présevent la blancheur de leur peau. Tous sont descendants de bretons et de normands, marins, flibustiers et colons, installés sur ces iles depuis le XVIIème siècle.

 

En 1664 la Guadeloupe  passe sous la tutelle de la Compagnies des Indes Occidentales créée par Colbert, qui veut que les Antilles soient contôlées de manière plus stricte par la métropole.

 

 

 

En 1676 la Guadeloupe est rattachée au pouvoir royal et devient une colonie du royaume. La réussite économique de la Guadeloupe attire la convoitise des anglais qui passent à l'attaque en 1693, et reviennent regulièrement à la charge. La guerre de 7 ans de 1756 à 1763 permet aux anglais d'occuper l'île et d'y importer 18 000 esclaves.

 

La Guadeloupe redevient française de 1763 à 1794. Elle est administrativement détachée de la martinique, qui elle, reste anglaise. A cette époque on recense 90 000 esclaves pour 14 000 blancs.

 

La révolution française éclate, l'abolition de l'esclavage est décrété.

 

Avec l'abolition de l'esclavage proclamée par la Convention le 4 février 1794, les esclaves se révoltent et les affranchis réclament l'égalité politique. Les Anglais viennent en aide aux propriétaires terriens royalistes et occupent l'île pendant deux mois avant que les Républicains avec à leur tête Victor Hugues, émissaire de la Convention, appuyé par les esclaves et ses 1500 hommes se rendent maîtres de l'île et exécutent beaucoup de royalistes.

 

 

 

 

 

1802 - Napoléon rétablit l'esclavage aboli par la république

 

 

 

Napoléon Bonaparte, influencé par son épouse Joséphine de Beauharnais, rétabli l'esclavage.

 

 

 

Napoléon Bonaparte et son épouse Joséphine de Beauharnais martiniquaise d'origine et favorable à l'esclavage.

 

 

La Guadeloupe perd alors son statut de département que lui avait donné la République. Les colons récupèrent leurs maisons et leurs plantations. Les anciens esclaves sont pourchassés. Suivent une multitude de révoltes d'esclaves et de bouleversements politiques.

 

 

 

 

27 avril 1848 - Aboliton définitive de l'esclavage

 

 

En métropole dès 1842, Lamartine, Barbès et Victor Schoelcher réclament l'émancipation des esclaves. . D'origine bourgeoise, victor Schoelcher lutte pour la liberté et les droits de l'homme. Il va consacrer sa vie et sa fortune pour cette cause "Nulle terre française ne peut porter l'esclavage". Victor Schoelcher va tout faire pour la victoire de ses idées, il réussira enfin le 27 avril  1848.

 

Victor Schoelchter "Nulle terre française ne peut porter l'esclavage". Ce sera le combat de sa vie.

 

 

 

   

 

 

87 000 guadeloupéens noirs deviennent citoyens français et délaissent, pour une bonne partie, les très durs travaux des champs, la production de sucre tombe de 33000 à 12000 tonnes.

 

A partir de 1853 les colons de l'époque organisent l'immigration de travailleurs libres Hindous, les "coolies", afin de pallier à la crise de main d'œuvre, ce qui enrichit la population de l'île d'une nouvelle ethnie. Les conditions de travail sont encore extrèmement difficiles, malgré l'aboliton de l'esclavage.

 

 

 

La Guadeloupe, région française des Caraïbes

 

 

Durant la première guerre mondiale, 30 000 Antillais combattent dans les rangs alliés 20 000 d´entre eux furent tués, blessés ou faits prisonniers.

C'est en 1946 que la Guadeloupe, au même titre que la Martinique, devient un département français d'outre-mer.

 

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Il faudra attendre le 21 mai 2001 pour qu'enfin l'esclavage soit reconnu comme un crime contre l'humanité. Une loi instaure dans les départements d'outre-mer une date anniversaire, le 27 mai,  pour la commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage.

 

La date du 10 mai a été retenue pour une commémoration qui s'étend à tout le territoire français, pour que soient honorées les victimes de l'esclavage partout en France.

 

 

    

 

 

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Victor Schoelcher (1804 - 1893)

 

 

« Disons-nous et disons à nos enfants que tant qu'il restera un esclave sur la surface de la Terre, l'asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine toute entière. »

Victor Schoelcher.

 

 

Victor Schoelcher est né  le 22 juillet 1804 à Fessenheim en Alsace; où il fera ses études.

 

En 1930, son père, un porcelainier de renom, le trouve désoeuvré et l'envoie donc au Mexique pour affaires .

 

Visitant Cuba il découvre l'esclavage qui le révolte. 

 

De retour en France, il publie des articles, des ouvrages, multiplie ses déplacements d'information et se bat  pour l'abolition de l'esclavage.

 

Nommé  sous-secrétaire d'État à la Marine et aux colonies dans le gouvernement provisoire de 1848 il contribue à faire adopter le décret sur l'abolition de l'esclavage dans les Colonies.

 

De 1848 à 1850 il est député de la Martinique et de la Guadeloupe.

 

En tant que président de la commission d'abolition de l'esclavage, il est l'initiateur du décret  publié le 27 avril 1848 abolissant définitivement l'esclavage en France.

 

 Républicain, défenseur des droits de la femme, adversaire de la peine de mort , il est proscrit durant le Second Empire par le coup d'État de Louis Napoléon Bonaparte.  Il s'exile en Angleterre. 

 

En 1870 il revient en France. Après l'abdication de Napoléon III , il est réélu député de la Martinique à l'Assemblée nationale en 1871 . Le 16 décembre 1875, il est élu sénateur.

 

En 1877, il dépose une proposition de loi pour interdire les peines corporelles dans les bagnes.  Elles seront abolies en 1880.

 

Il meurt le 25 décembre 1893 à l'âge de 89 ans, dans sa maison au 24 rue d'Argenteuil, à Houilles dans les Yvelines. La rue d'Argenteuil sera rebaptisée "Avenue Schoelcher".

 

Enterré à Paris au cimetière du Père-Lachaise, ses cendres sont transférées au Panthéon le 20 mai 1949.

 

 

 

 

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Il y a bien longtemps, quand les hommes n'étaient pas encore nés, la terre  le ciel et l'océan cohabitaient dans un monde idéal. Le ciel était éclairé en permanence par Karou, un immense arc en ciel  qui baignait dans sa lumière multicolore, la terre et l'océan.

 

Au milieu de l'océan, régnait Kéra la belle sirène, sur son peuple de toutes couleurs. La beauté de son royaume n'était éclipsé que par celle de Kéra.

 

Kéra soupirait depuis des lustres pour Karou  le bel arc en ciel, trop haut, trop beau, tellement inaccessible. Karou de son côté, désespérait tellement de s'unir à Kéra, qu'il perdait petit à petit sa brillance.

 

Plus de mille ans passèrent ainsi. Dieu attristé, pris pitié , il décida de bénir leur amour.

 

Ce fût au petit jour, quand le soleil leva timidement ses rayons  vers l'orient, que Dieu  transforma Karou  en un magnifique papillon vert doré. Karou étonné, agita ses ailes, et,  plein d'amour, rejoignit Kéra au milieu de la mer. De leurs baisers  naquirent une pléiade d'isles.

 

Karou se planta sur la mer, perdit ses ailes et pris racine, l'on voit battre son cœur  encore aujourd'hui, avec les pulsions de la Soufrière !

 

Karou, Karoukéra, la Guadeloupe !

 

 

 

Texte de Jean-Jacques Coudière

 

 

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Article ajouté le 2008-04-07 , consulté 362 fois

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